La motion d'action

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MOTION D’ACTION

Les populations des communes de PIERRELAYE, HERBLAY, ERAGNY-sur-Oise,NEUVILLE-sur-Oise, JOUY-LE-MOUTIER, CONFLANS-SAINTE-HONORINE, MAURECOURT , ANDRESY, CHANTELOUP-Les-Vignes, CARRIERES-SOUS-POISSY, POISSY et ORGEVAL, réunies en Assemblée Générale Ordinaire ce jour, le jeudi 26 Novembre 2009 à l’Espace Louis Armand de Carrières sous Poissy, rue Louis Armand, réaffirment, une fois encore avec force, leur vive détermination à sauver :

  • leur santé,
  • leur environnement,
  • leur patrimoine,
  • et leur qualité de vie,

menacés par le tracé du « prolongement de la Francilienne » entre Cergy-Pontoise et Poissy-Orgeval (A104) en plein tissu urbain.

CONSIDERANT

  • La décision ministérielle en date du 24 Octobre 2006 actant le choix du tracé dit “ vert ” du « prolongement de la Francilienne » entre Cergy-Pontoise et Poissy-Orgeval par Dominique PERBEN, ministre, alors, des Transports, de l’Equipement, du Tourisme et de la Mer,
  • L’atteinte irréversible à l’environnement et à la qualité de vie pour près de 200.000 habitants concernés,
  • La mise en danger de la santé de milliers de familles riveraines par la pollution de proximité et le bruit, dénoncée par les autorités scientifiques et médicales,
  • Le non-respect des normes françaises et européennes en terme de prévention des risques, qui caractérise les autoroutes en milieu urbain et notamment le projet du « prolongement de la Francilienne » par l’ouest parisien (A104),
  • Les impacts potentiels de l’Opération d’Intérêt National de Seine-Aval, qui ont été largement passés sous silence lors du Débat Public de 2006,
  • Que les problèmes de circulation ne seront pas améliorés par cet ouvrage,
  • Les principales dispositions de la « Loi Grenelle Environnement 1 »* votées par l’Assemblée Nationale le 21 octobre 2008, notamment dans ses volets « Transports et Prévention des risques pour l’Environnement et la Santé »

* « le Grenelle Environnement : Jean-Louis BORLOO, ministre d’Etat, ministre de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement Durable et de l’Aménagement du Territoire, Dominique BUSSEREAU, secrétaire d’Etat chargé des Transports et Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET, secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie, se sont réjouis de la forte mobilisation des députés et de leur volonté unanime que la France soit dotée d’une loi emblématique et visionnaire. »

  • La volonté de la Région Ile de France de devenir la première « ECO-REGION » d’Europe.

Séminaire international sur les Eco-régions
Du 5 au 7 juillet 2007 – Montréal Canada

« Les éco-régions émergent comme des ensembles intégrés alliant à la fois le développement socioéconomique, l’efficacité et la préservation de l’environnement. De plus en plus, les autorités publiques devront canaliser leurs orientations, politiques et ressources à bâtir des villes et des régions viables. »

MANDAT

« L’Assemblée Générale Ordinaire du CO.P.R.A 184 :

  • Rejette cette décision ministérielle non financée qui fera porter le poids d’un investissement pharaonique sur les populations qui n’ont pas l’usage d’une telle infrastructure et l’ont rejetée unanimement,
  • Réaffirme son opposition irrévocable à tout tracé de « prolongement de la Francilienne » par l’ouest parisien (A104) en zones urbaines dans les Yvelines et le Val d’Oise, notamment au vu des risques graves et avérés pour lasanté publique,
  • Affirme que les développements envisagés par l’O.I.N. (Opération d’Intérêt National) de Seine-Aval et les projets du « Grand Paris », notamment en matière d’infrastructures routières, ne pourront en aucun cas se faire au détriment des populations et au seul bénéfice d’objectifs de concentration urbaine, industrielle et commerciale. »

« Elle appelle à la mobilisation des populations des Yvelines et du Val d’Oise, pour que
l’Etat :

  • annule la décision ministérielle du 24 Octobre 2006,
  • abandonne tout projet de « prolongement de la Francilienne » par l’ouest parisien (A104) en zones urbaines entre Cergy-Pontoise et Poissy-Orgeval et restitue corrélativement les emprises et/ou réserves foncières correspondantes. »

« Elle demande à son président d’engager et/ou poursuivre toute action auprès des élus
locaux, régionaux et nationaux, auprès des autres associations ou organisations concernées,
auprès de l’Etat et par voie de justice s’il y a lieu, pour faire valoir ce que de droit à ses
légitimes revendications. »


Résolution votée à l’Assemblée Générale Ordinaire du 26/11/09.

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Motion d'action AG 26 Novembre 2009 (pdf)18.94 Ko